mardi 30 décembre 2008

Triste éclat




Les mots comptent plus que les histoires. Là réside tout le problème. En cours je fais des listes de jolis mots. La décoration avant tout. La forme avant le fond. La beauté avant le message. Les belles images avant le sens. C'est désolant la vie, mettre de l'art dans la vie c'est désolant.
Une vie ça se vit ça ne se décore pas.




lundi 29 décembre 2008






Oh mon dieu quand on a pas les mots quand on a pas le corps, quand on a que des rêves oubliés au réveil, comment doit-on faire ?







Il est 3h00. Et un fleuve coule. Wow. Comme il est beau, pas le fleuve non. Comme Lui il est beau, avec son visage de contraste. Sa peau blanche ses yeux noirs son air sombre. Dans moi un fleuve coule. Quand est-ce que ton image en noir et blanc rejoindra mon salon tout rouge ? Oh mon dieu je suis seule. Et je pense à cet amant, à ma curiosité de son corps. A nos dialogues jamais. Il est plein d'inspiration, de mots, heureusement que je suis là pour les accueillir. Heureusement que des amoureux de la beauté existent encore. Ton corps est un poème, et ton visage une trahison. Un jour j'avais dis je n'aime que les stars de cinéma. Quand est-ce que ce jour s'ajournera ? Dans Paris tu résonnes, car tu es un peu tout ces beaux hommes. Et moi la fille amoureuse idiote. Qui pense à vous et à la mort. A minuit je suis romantique, à minuit je rêve de m'appeler Alice. Mais les merveilles sont pas là. Il n'y a que mon absence de talent et mon impuissance face à la beauté.
Artiste de ma nuit, mon amour.

Les amants réguliers






Un poème











Se rendre compte qu'on est amoureux d'un acteur c'est tragique. Surtout un acteur comme lui... C'est comme être amoureux d'un tableau ou d'une œuvre d'art. C'est forcément un échec. Jamais d'ambitions de conquête. Un échec avant toutes choses. Et c'est ça le plus triste. C'est comme aimer un mort.
Son image survie.





Des lèvres si rouges, si pleines, si charnues. Insolentes. Boudeuses. _Eva Green.


"Le cinéaste est un voyeur et la caméra le trou de la serrure de la chambre de nos parents, ce n'est pas bien, on se sent coupable mais on ne peut pas... détourner le regard. Cela fait des cinéastes des criminels et des films des crimes. C'est un métier illégal."
_ Michael Pitt.

dimanche 28 décembre 2008

Oh mon dieu la pluie coule.
Ma vie sur du béton.
Tout crève et tout coule.

Ce sont les mêmes mots enchainés.
Papa noël pour noël je veux de nouvelles idées.

Le poète est un gros nul

Les rideaux sont tirés, les draps sont propres, éparpillés. La lumière est douce et mes mains froides, les ongles vernis. Il n'y a plus rien. Plus de réalité, plus d'amour, plus de volonté. Il reste des livres abimés et des corps ravagés. La guerre n'a pas éclaté, non. Destruction mon amour. L'inspiration est partie et a laissé un nuage.
Vide, mon amour.

Je suis écœurée et ça pleut dedans moi.

Une beauté, ça se regarde

Ses cheveux roux capiteux, ses yeux transparents et sa peau opaline. Son nez d'enfant, son nez émouvant. Et son corps un peu famélique qui traduit l’adolescent abimé. Sa grâce écorchée. Sa bouche est d’un rose de fleur du matin, un rose de crayon de couleur sur du papier à dessin. Ses petits tétons comme du sucre rose glacé sur les gâteaux d’anniversaire, comme des roses roses pas encore écloses.

Ses yeux pénétrants et son corps frisson.





samedi 27 décembre 2008

La tentation du nombril

Non, je ne t’embrasserai pas,
Non, nous ne ferons pas l’amour ce soir,
Je suis un homme avec des devoirs.

Non, je ne t’embrasserai pas,
Non, je ne baiserai pas ton cou,
Je refuse même tes petits bisous.

Je suis un solitaire de nuit.
Il est inutile de me montrer tes fesses,
Je préfère le parfum des ingénus,
Et marcher seul dans la rue.

Je me tiens loin de l’ivresse,
Les corps sont bien trop beaux,
Je préfère me noyer dans mon verre ;
J’y vois des promesses,
Et d’anciens verres d’eau.

L’arc de tes reins,
La couleur de ta peau,
La transparence de tes yeux,
Et la folie de tes mots.

Un verre de trop,
Et je confonds les mots,
Un "oui" au lieu d’un "non",
La bienséance n’est plus qu’un fardeau.

Non, je ne t’embrasserai pas,
Non, nous ne ferons pas l’amour ce soir,
Je suis un homme avec des devoirs.

Mes mains pourtant étaient fébriles ;
Et là, tu m’as montré ton nombril.

Lente mort


Vous savez je ne crée pas. Je m'inspire.
Et j'oublie les mots peu à peu.



As tu déjà aimé, pour la beauté du geste ?

Invitation

Invitation chez une grande tante après noël. Forcée de m'y rendre. Intérieur chaleureux, papier peint éculé, table ronde et odeur de cuisine. La tata passe sa journée dans sa cuisine et s'emploie à nous gaver. Ecoeurée à vie des bons petits plats. Et constat définitif : Trop de sollicitude sous entend... qu'il faut fuir.

Trouver un refuge dedans moi.

Puis j'ai visité la ville, cette ville bourgeoise où toutes les femmes portent des jupes, où tous les hommes paraissent écrivains. Je m'amuse à compter les hommes beaux, certains atteignent un tel degré de perfection qu'on sait qu'on pourrait les contempler pour l'éternité. Leurs lignes de corps sont pures et délicieuses.

Le nez rougit par le froid et leur écharpe et leur grand manteau noir. L'image est d'une intolérable splendeur.

Balade de deux heures dans la ville. Puis je dois rentrer. Sur le chemin je cherche une librairie, un endroit qui vend des magasines. A l'angle d'une rue, un bar-tabac. Je demande les inrock ou bien POLKA. Rien. Le vendeur à lunettes derrière son comptoir rit poliment en s'excusant. Pfff, Bar de routiers.

Je repartirai avec un Elle et les potins des stars dont je me fiche éperdument.

Et puis à l'intérieur de l'appartement, dans le canapé, on ouvre la fenêtre. J'aime assister à la lutte silencieuse entre le froid cinglant de l'hiver et la chaleur épaisse du foyer. Marée glaciale dans bulle étouffante.

Les discours long et sans intérêt, mon désintérêt à moi, croissant voir total. Retranchement dedans moi encore. Et puis une pensée qui me soulage : On a le droit d'être triste en hiver.




jeudi 25 décembre 2008

Comme des pétales

Fille de Joie ou Fille de Nuit, Fille de Lune ou fille d'Amour.


Garçon ou fille, (ou inversement), ou les deux. Oui, assurément les deux ; nous aimons la beauté.

Mais beauté ne rime pas avec plaisir.

Nous sommes handicapés, alors nous pensons pour guérir.

Textes à venir des enfants torturés dans ma tête.

Introduction aux confessions

Joyeux printemps.



Après noël vient le printemps.
Toute la soirée de noël c'était comme en fin de nuit. Silence en fond sonore, percé par les mots qui résonnent. Yeux fatigués et corps alanguies, lumière blafarde et froid dans la maison. Le sapin qui brillait avec mélancolie et les verres étaient déjà vides.