Invitation chez une grande tante après noël. Forcée de m'y rendre. Intérieur chaleureux, papier peint éculé, table ronde et odeur de cuisine. La tata passe sa journée dans sa cuisine et s'emploie à nous gaver. Ecoeurée à vie des bons petits plats. Et constat définitif : Trop de sollicitude sous entend... qu'il faut fuir.
Trouver un refuge dedans moi.
Puis j'ai visité la ville, cette ville bourgeoise où toutes les femmes portent des jupes, où tous les hommes paraissent écrivains. Je m'amuse à compter les hommes beaux, certains atteignent un tel degré de perfection qu'on sait qu'on pourrait les contempler pour l'éternité. Leurs lignes de corps sont pures et délicieuses.
Le nez rougit par le froid et leur écharpe et leur grand manteau noir. L'image est d'une intolérable splendeur.
Balade de deux heures dans la ville. Puis je dois rentrer. Sur le chemin je cherche une librairie, un endroit qui vend des magasines. A l'angle d'une rue, un bar-tabac. Je demande les inrock ou bien POLKA. Rien. Le vendeur à lunettes derrière son comptoir rit poliment en s'excusant. Pfff, Bar de routiers.
Je repartirai avec un Elle et les potins des stars dont je me fiche éperdument.
Et puis à l'intérieur de l'appartement, dans le canapé, on ouvre la fenêtre. J'aime assister à la lutte silencieuse entre le froid cinglant de l'hiver et la chaleur épaisse du foyer. Marée glaciale dans bulle étouffante.
Les discours long et sans intérêt, mon désintérêt à moi, croissant voir total. Retranchement dedans moi encore. Et puis une pensée qui me soulage : On a le droit d'être triste en hiver.
Trouver un refuge dedans moi.
Puis j'ai visité la ville, cette ville bourgeoise où toutes les femmes portent des jupes, où tous les hommes paraissent écrivains. Je m'amuse à compter les hommes beaux, certains atteignent un tel degré de perfection qu'on sait qu'on pourrait les contempler pour l'éternité. Leurs lignes de corps sont pures et délicieuses.
Le nez rougit par le froid et leur écharpe et leur grand manteau noir. L'image est d'une intolérable splendeur.
Balade de deux heures dans la ville. Puis je dois rentrer. Sur le chemin je cherche une librairie, un endroit qui vend des magasines. A l'angle d'une rue, un bar-tabac. Je demande les inrock ou bien POLKA. Rien. Le vendeur à lunettes derrière son comptoir rit poliment en s'excusant. Pfff, Bar de routiers.
Je repartirai avec un Elle et les potins des stars dont je me fiche éperdument.
Et puis à l'intérieur de l'appartement, dans le canapé, on ouvre la fenêtre. J'aime assister à la lutte silencieuse entre le froid cinglant de l'hiver et la chaleur épaisse du foyer. Marée glaciale dans bulle étouffante.
Les discours long et sans intérêt, mon désintérêt à moi, croissant voir total. Retranchement dedans moi encore. Et puis une pensée qui me soulage : On a le droit d'être triste en hiver.

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